Organiser un parcours visuel

Comment suivre la migration de ces icônes dans le parcours d’exposition ? Je vais faire une partie historique avec les « sources de représentation ». Ensuite, la partie centrale du parcours sera sur comment de nombreux artistes ont travaillé en réutilisant ces images dans la création. Ces artistes ont fait leurs propres Atlas, leurs cabinets de curiosités, des installations qui mettent en relation l’homme et l’animal, des sculptures, peintures etc. Finalement, en prenant comme source d’inspiration l’installation de Georges Didi-Huberman Histoires de Fantômes au Palais de Tokyo, faire une planche d’Atlas à la Warburg (Atlas Mnémosyne), d’images fixes et en mouvement, pour signaler la survivance de la notion d’exotisme dans la représentation des oiseaux tropicaux.

But : utilisation d’une méthode dialectique

Chez Platon c’est d’aller du sensible à l’intelligible : depuis les images vers les concepts. Chez Hegel, la dialectique est une méthode de raisonnement qui consiste à analyser en trois moments. D’abord avec une proposition (thèse) qui est ensuite contredite (antithèse) et finalement résolue par une proposition avec des vérités des deux côtés (synthèse) ou par l’utilisation d’un syllogisme dans lequel une proposition connue pour contenir des affirmations vraies et universelles est liée à une autre qui se réfère à un nouveau principe qui donne des nouvelles vérités concluantes. Dans ce parcours d’expositions, je voudrais créer des tensions, des oppositions et des rapprochements entre les images, sans hiérarchies .

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